Davide Soliani, un créatif en mouvement entre héritage Nintendo et nouvelles ambitions
Figure incontournable du jeu vidéo moderne, Davide Soliani s’est imposé comme l’un des créatifs les plus singuliers du marché. Connu pour avoir dirigé créativement les deux jeux Mario + The Lapins Crétins chez Ubisoft Milan, il a surpris la scène en faisant ses adieux à l’éditeur français pour fonder son propre studio aux côtés de Christian Cantamessa, scénariste et designer notamment passé par Red Dead Redemption. Si beaucoup s’attendaient à ce que ce grand amateur de Nintendo se lance dans un pur platformer 3D coloré, son prochain projet, Bradley the Badger, laisse entendre une ambition plus vaste. Et c’est précisément là que le parcours de Davide Soliani devient passionnant : à la croisée des influences, entre maîtrise de l’accessible et profondeur de la conception.
De Mario + The Lapins Crétins à une page blanche pleine de promesses
Lorsque l’on évoque Davide Soliani, on pense immédiatement aux deux épisodes de Mario + The Lapins Crétins, auxquels il a donné un souffle tactique rafraîchissant en mariant accessibilité, créativité et exigence de design. Kingdom Battle puis Sparks of Hope ont montré sa capacité à fusionner des univers improbables, à réinventer les attentes des fans, et à structurer une boucle de gameplay qui séduit à la fois les curieux et les joueurs aguerris. Cette expérience constitue un socle solide pour son aventure indépendante : une base faite d’intuitions fortes, de sens du rythme et d’un amour du détail.
De Ubisoft Milan à un studio indépendant : le choix courageux de Davide Soliani
Quitter la stabilité d’un grand studio pour bâtir une structure neuve exige une conviction singulière. Pour Davide Soliani, partir d’Ubisoft Milan n’est pas une rupture, c’est une continuité logique : l’envie d’explorer des terrains un peu moins balisés, de privilégier une identité d’auteur, et peut-être de prendre des risques que l’ampleur des franchises historiques ne permet pas toujours. Cette démarche s’inscrit dans une tendance générale de l’industrie, où les créatifs expérimentés fondent des équipes agiles capables d’innover rapidement tout en gardant une haute exigence de qualité.
Réinventer son cadre pour réinventer ses jeux
Être à la tête d’un nouveau studio donne à Davide Soliani la liberté de cadrer les priorités : calendrier raisonnable, périmètre clair, prototypage rapide, itérations basées sur le ressenti réel des joueuses et des joueurs. Cette latitude favorise un design orienté « fun d’abord », où chaque idée doit justifier son existence par la qualité de l’expérience et non par un cahier des charges préfiguré. Elle permet aussi de tenter des hybridations plus audacieuses : mélange de genres, niveaux semi-ouverts, expérimentation sur le rythme ou la progression.
Une collaboration stratégique avec Christian Cantamessa 🤝
La présence de Christian Cantamessa à la cofondation ajoute une dimension narrative importante au projet. Son expérience sur Red Dead Redemption, un jeu emblématique pour son écriture et sa mise en scène, suggère un intérêt accru pour les personnages, les motivations et la cohérence thématique. Là où Davide Soliani excelle dans l’architecture ludique, Cantamessa peut enrichir la couche narrative et la dramaturgie, créant un dialogue fécond entre gameplay systémique et storytelling fort.
Gameplay et narration : un duo complémentaire
Le défi, dans ce type de collaboration, est d’aligner les émotions du récit avec les émotions du jeu. On peut imaginer que l’équipe de Davide Soliani cherche à harmoniser la sensation de contrôle, de liberté et de découverte avec une histoire lisible, humaine et attachante. L’objectif n’est pas de plaquer une narration sur un système de jeu, mais de tisser les deux dans un tissu commun où chaque action a du sens, et où l’univers répond naturellement à la curiosité du joueur.
Bradley the Badger : plus qu’un platformer 3D coloré 🦡
Le pitch implicite de Bradley the Badger intrigue : tout en laissant deviner un amour pour la clarté visuelle et l’expressivité ludique, le projet est présenté comme « un peu plus » qu’un simple héritier des classiques du platformer 3D. Cette précision n’est pas anodine. Elle signifie que Davide Soliani ne se contente pas d’emprunter les codes, il cherche à les enrichir, à les déplacer ou à les réinterpréter. Le blaireau est un animal rarement au cœur d’un jeu de cette envergure ; ce choix déjà, indique une volonté de surprendre sans renier l’accessibilité.
Un gameplay hybride, tourné vers l’exploration et la maîtrise
On peut s’attendre à une structure qui marie habilement exploration, petites énigmes environnementales et séquences d’adresse. L’empreinte de Davide Soliani laisse penser à des niveaux conçus comme des espaces d’opportunités, où l’on apprend étape par étape de nouvelles compétences qui déverrouillent des chemins alternatifs. À terme, un « flow » limpide et gratifiant pourrait s’installer, avec une montée en puissance dosée pour garder intacte la sensation de découverte.
Une progression qui récompense la curiosité
Si Bradley the Badger se veut plus qu’un platformer, la progression pourrait se construire sur des interactions significatives avec le monde : PNJ mémorables, micro-récits cachés, écologies locales crédibles. Ce sont des ingrédients qui renforcent l’attachement à l’univers. Davide Soliani sait organiser l’espace pour inciter à tester, contourner, revenir et maîtriser. La rejouabilité pourrait alors résider autant dans l’optimisation des trajets que dans la découverte d’histoires secondaires et de secrets malins.
Le design selon Davide Soliani : lisibilité, rythme et émergence 🎮
Les créations précédentes de Davide Soliani témoignent d’une obsession saine pour la lisibilité et la courbe d’apprentissage. Tout le challenge consiste à rendre les mécanismes immédiatement compréhensibles, puis subtilement profonds. Ce principe, très « Nintendo » dans l’esprit, a toutes les chances d’irriguer Bradley the Badger : un premier contact accueillant, des systèmes qui s’ouvrent petit à petit, et un endgame capable de surprendre les joueurs chevronnés par des combinaisons avancées.
Des niveaux conçus pour raconter une idée
Un bon niveau ne montre pas seulement un décor, il raconte une idée de gameplay. Davide Soliani sait faire monter une mécanique en trois temps : découverte, variation, subversion. Cette grammaire du level design pourrait structurer l’aventure, avec des mondes aux personnalités marquées et une progression thématique claire. Pour un univers centré sur un blaireau, on imagine des environnements naturels, des galeries, des lisières forestières, peut-être des biomes contrastés qui servent des mécaniques nouvelles.
La surprise comme moteur de l’engagement
Le plaisir de jeu naît souvent de la surprise maîtrisée : une règle qui se brise au bon moment, un ennemi qui impose une lecture différente de l’espace, un outil qui se combine de façon inattendue. Davide Soliani a montré qu’il savait préparer ces bascules de rythme sans casser l’accessibilité. Bradley the Badger gagnerait à cultiver ces moments de bascule, ces déclics qui transforment un niveau agréable en souvenir marquant.
L’héritage Nintendo, sans la copie : l’identité Davide Soliani
Énorme fan de Nintendo, Davide Soliani n’a jamais caché ses influences. Mais s’inspirer n’est pas copier. L’intérêt ici est de transposer des leçons chères à Kyoto — clarté, contrôle, feedbacks, cadence — dans une proposition personnelle. Bradley the Badger peut embrasser cette culture de l’excellence tactile tout en adoptant des thèmes, des tons et une direction artistique propres, portés par une équipe resserrée et une vision d’auteur assumée.
Des mécaniques qui racontent le personnage
Si l’on place un blaireau au centre du jeu, ce n’est pas un hasard. Les propriétés du personnage devraient inspirer des mécaniques spécifiques : creuser, pousser, sentir, se faufiler, défendre son territoire. Davide Soliani a l’occasion d’ancrer le gameplay dans la nature même du héros, afin que chaque geste devienne une facette de son identité. Le résultat peut donner un jeu qui « respire » son protagoniste, évitant l’arbitraire pour une cohérence organique.
Une narration à hauteur de joueur : l’apport de Christian Cantamessa ✍️
Avec Christian Cantamessa, l’ambition narrative peut s’épaissir sans devenir envahissante. La force d’une écriture bien dosée, c’est de donner du poids aux actions du joueur sans l’enfermer dans des tunnels cinématiques. On peut imaginer une narration environnementale, des dialogues concis, une galerie de personnages secondaires soignés, et une tonalité qui marie humour, tendresse et une pincée de gravité — un cocktail propice à la mémorisation.
Des thèmes universels, une émotion sincère
La meilleure histoire est souvent celle qui parle à tout le monde : la curiosité, la protection du foyer, la découverte du monde, la responsabilité face à l’altérité. Avec Davide Soliani, ces thèmes pourraient s’incarner à travers des systèmes de jeu concrets : protéger un territoire impacte les choix, la coopération avec des créatures locales influence les routes disponibles, la curiosité ouvre des raccourcis. Le récit devient alors la somme des décisions du joueur autant que celle des cutscenes.
Direction artistique, technique et audio : le triangle de l’identité 🎨🎵
Une direction artistique réussie ne se limite pas à « joli ». Elle sert le gameplay, la lisibilité, l’ambiance. Davide Soliani a l’habitude de travailler avec des équipes capables de trouver un équilibre entre stylisation et clarté. Bradley the Badger pourrait ainsi afficher des silhouettes nettes, des palettes contrastées et des animations expressives qui communiquent l’intention avant même que les mots interviennent.
Silhouettes lisibles, feedbacks généreux
Le choix des formes et des couleurs doit permettre de distinguer instantanément les dangers, les chemins et les objets interactifs. Des feedbacks visuels et sonores généreux renforcent la sensation de contrôle : un son distinct pour une action réussie, un éclairage subtil pour indiquer une zone secrète, une vibration qui accentue le poids d’un saut. Cet arsenal sensoriel est une marque de fabrique que l’on attribue volontiers à Davide Soliani et qu’on a hâte de retrouver.
La musique comme guide émotionnel
Une bande-son efficace ne se contente pas d’accompagner, elle oriente l’attention. On imagine des thèmes légers pour l’exploration, des motifs plus serrés pour les défis d’adresse, et des respirations mélodiques pour les moments de découverte. Cette approche dynamique renforce l’immersion et aide à rythmer le voyage du joueur, sans jamais prendre le pas sur la manette.
Stratégie de sortie, communauté et réception attendue 📣
Davide Soliani connaît intimement les attentes d’un public exigeant. Son nouveau studio devra équilibrer transparence et mystère : montrer assez tôt des preuves de plaisir de jeu — une démo, des extraits de niveaux, des coulisses de design — tout en gardant des surprises pour la sortie. Les réseaux sociaux, les prises de parole en événements et le contact avec les créateurs de contenu seront des leviers essentiels pour installer la confiance.
Un positionnement clair pour émerger
Dans un marché où les productions indépendantes affluent, l’identité de Bradley the Badger doit s’affirmer rapidement : promesse de gameplay, ton, cible. La réputation de Davide Soliani constitue un atout majeur, mais elle s’accompagne d’une attente élevée. Un message limpide — « un jeu d’aventure-plateforme qui marie exploration, narration et mécaniques sur-mesure » — pourrait aider à capter à la fois les fans de Nintendo et les amateurs d’expériences plus narratives.
Ce que la trajectoire de Davide Soliani dit de l’industrie du jeu
Le départ de Davide Soliani d’Ubisoft Milan et la création d’un studio avec Christian Cantamessa illustrent un mouvement profond : des talents aguerris quittent le giron des grandes structures pour explorer des formats AA ambitieux, moins coûteux que les AAA mais suffisamment dotés pour offrir une finition haut de gamme. Cette zone médiane est devenue un terrain fertile pour les idées fortes, capables de séduire un public large sans se perdre dans la surenchère.
Le retour du design centré sur le plaisir pur
En s’affranchissant de certaines lourdeurs de production, des créateurs comme Davide Soliani peuvent recentrer l’effort sur le « game feel », le rythme et la densité d’idées. Le joueur en sort gagnant : des jeux plus courts mais plus denses, ou plus longs mais mieux rythmés, où chaque minute compte. Bradley the Badger s’inscrit potentiellement dans cette philosophie, offrant une aventure généreuse sans diluer sa proposition.
Pourquoi Bradley the Badger intrigue déjà les joueurs 🧭
Au-delà du nom charmant, l’association de Davide Soliani et Christian Cantamessa attise les curiosités. On y voit la promesse d’un jeu à la fois accueillant et lettré, où l’on sourit autant qu’on réfléchit, où chaque élément visuel ou sonore a une fonction ludique. Le fait d’annoncer « plus qu’un platformer 3D » prépare à un projet à étages : on y vient pour l’élégance du contrôle, on y reste pour la cohérence d’un monde et la maturation progressive des systèmes.
Un pari mesuré, une vision d’auteur
Les meilleurs jeux d’auteur ne sont pas nécessairement les plus ésotériques ; ce sont ceux qui assument une voix, une intention, et qui le traduisent dans le gameplay. Davide Soliani a prouvé qu’il savait parler à un très large public sans simplifier à outrance. Bradley the Badger pourrait ainsi devenir un repère pour celles et ceux qui recherchent à la fois la chaleur d’un platformer et la profondeur d’une aventure systémique.
Comment suivre l’aventure de Davide Soliani et préparer la sortie
Pour ne rien manquer, il est judicieux de suivre les canaux officiels du studio, les interventions publiques de Davide Soliani et de Christian Cantamessa, ainsi que les avant-premières lors d’événements dédiés. Les premiers extraits de gameplay et les carnets de développement diront beaucoup de la philosophie de conception, des priorités d’ergonomie, et des choix de pacing. Cette transparence, si elle est bien orchestrée, créera un pacte de confiance avec la communauté, essentielle pour un lancement réussi.
Communauté, retours et itérations
Les équipes menées par des profils comme Davide Soliani savent tirer parti des retours joueurs sans perdre leur fil directeur. Des playtests publics ou ciblés, des sondages sur des éléments d’interface, une écoute active des retours des créateurs de contenu peuvent aider à peaufiner les derniers détails. L’objectif n’est pas de plaire à tout le monde, mais de livrer une expérience cohérente, sûre de son identité.
Portrait d’un créateur en quête de sens et de plaisir de jeu ✨
Au fond, ce qui rend l’actualité de Davide Soliani si stimulante, c’est l’idée qu’un créatif passé par les grandes franchises peut encore nous surprendre. Son parcours témoigne d’une exigence du plaisir de jeu et d’une affection pour les univers accueillants, où chaque joueur trouve une porte d’entrée. La perspective de Bradley the Badger suggère une œuvre où la forme rencontre le fond, où l’instantané se marie au mémorable, et où les mécaniques servent un propos clair : inviter à la découverte.
Entre maîtrise et audace
La rigueur de la conception, la patience du prototypage et l’audace de l’expérimentation sont les trois piliers qui semblent guider la démarche de Davide Soliani. Bien orchestrés, ils peuvent offrir un jeu capable de surprendre sans désorienter, de charmer sans s’éparpiller. C’est précisément ce mélange qui pourrait faire de Bradley the Badger un projet à suivre de près, tant par les fans de platformers que par celles et ceux en quête d’une aventure narrative subtile.
En attendant Bradley the Badger : pourquoi surveiller Davide Soliani 🔎
Alors que l’on guette les prochains détails, une certitude se dégage : la trajectoire de Davide Soliani mérite l’attention. Son passé sur Mario + The Lapins Crétins, sa complicité créative avec Christian Cantamessa et la promesse d’un jeu « plus qu’un platformer » posent les bases d’un projet à forte identité. Bradley the Badger pourrait être la synthèse d’une vision mûrie au contact des géants et affûtée par l’indépendance : un monde accueillant, des idées claires, et ce supplément d’âme qui donne envie d’appuyer sur Start encore et encore. Pour qui s’intéresse à la création de jeux, suivre Davide Soliani aujourd’hui, c’est observer en direct la naissance d’un nouveau chapitre où l’authenticité et l’exigence avancent main dans la main.